“J’ai rêvé du haut niveau toute ma carrière, et cette attente m’a servi”, Justin Verboomen (1/2)

Sacré double champion d’Europe l’an passé avec Zonik Plus, vainqueur de la finale du top douze de dressage et numéro un mondial, Justin Verboomen aurait toutes les raisons d’afficher une confiance en lui solide et sereine, à l’instar de bon nombre de ses concurrents. Il n’en est rien ! À trente-huit ans, le Belge ne fait pas mystère des doutes, des questionnements et du stress qui fondent sa personnalité, pas plus que de la recherche perpétuelle de justesse équestre à laquelle il dédie sa vie. Capable de passer des nuits entières à réfléchir à la meilleure façon d’assurer davantage de confort à son crack de dix ans, dont il partage la grande sensibilité, le natif d’Anderlecht, dans la banlieue ouest bruxelloise, revient sur le chemin parcouru avec son étalon noir, qui a découvert le Grand Prix à seulement huit ans. Peinant parfois à prendre conscience de son statut de référence mondiale, celui qui n’est jamais plus à l’aise qu’entouré du noyau dur de ses proches se montre toutefois très lucide quant aux difficultés rencontrées par sa discipline. 



L’an passé, Zonik Plus (Rhein, Zonik x Hohenstein I) et vous avez véritablement changé de dimension en remportant le Spécial et la Libre du CDIO 5* d’Aix-la-Chapelle. Mi-août, le parc de la Soers accueillera des Mondiaux que vous disputerez en tant que doubles champions d’Europe en titre. Comment abordez-vous cette échéance ? À vrai dire, j’y pense encore très peu (cet entretien a été réalisé mi-avril au Printemps des sports équestres de Fontainebleau, où le couple a remporté le Grand Prix et la Reprise Libre en Musique du CDIO 5*, ndlr). J’envisage l’entraînement de mon cheval sur le temps long, mais concernant les concours, je vois les choses à court terme. Comme j’ai tendance à me mettre de la pression, c’est plutôt une bonne chose. Pour autant, il est évident que ces Mondiaux constituent l’objectif de notre saison, donc j’essaie de gérer Zonik au mieux pour qu’il soit en pleine forme au bon moment. J’espère que j’aurai des sensations aussi chouettes là-bas que celles qu’il m’a données ici, à Fontainebleau. Je ne me fixe pas vraiment d’autre objectif. Par équipes, évidemment, ce serait vraiment incroyable que nous arrivions à décrocher notre qualification olympique (promise aux six meilleurs collectifs des Mondiaux, ndlr)...

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