“J’ai rêvé du haut niveau toute ma carrière, et cette attente m’a servi”, Justin Verboomen (1/2)
Sacré double champion d’Europe l’an passé avec Zonik Plus, vainqueur de la finale du top douze de dressage et numéro un mondial, Justin Verboomen aurait toutes les raisons d’afficher une confiance en lui solide et sereine, à l’instar de bon nombre de ses concurrents. Il n’en est rien ! À trente-huit ans, le Belge ne fait pas mystère des doutes, des questionnements et du stress qui fondent sa personnalité, pas plus que de la recherche perpétuelle de justesse équestre à laquelle il dédie sa vie. Capable de passer des nuits entières à réfléchir à la meilleure façon d’assurer davantage de confort à son crack de dix ans, dont il partage la grande sensibilité, le natif d’Anderlecht, dans la banlieue ouest bruxelloise, revient sur le chemin parcouru avec son étalon noir, qui a découvert le Grand Prix à seulement huit ans. Peinant parfois à prendre conscience de son statut de référence mondiale, celui qui n’est jamais plus à l’aise qu’entouré du noyau dur de ses proches se montre toutefois très lucide quant aux difficultés rencontrées par sa discipline.

