“Bamona m’a appris la persévérance”, Alexandre Chéret

Alexandre Chéret a obtenu une remarquable huitième place dans le Grand Prix Libre des championnats d’Europe des moins de vingt-cinq ans avec Bamona, sa fidèle partenaire âgée de vingt ans. Quelques jours après cette échéance historique, le jeune cavalier est revenu sur sa performance et le lien particulier qui l'unit à cette jument qui prendra prochainement sa retraite ainsi que sur ses prochains objectifs.



Vous vous êtes classé huitième du Grand Prix Libre des championnats d’Europe des moins de vingt-cinq ans, obtenant ainsi le meilleur résultat français jamais enregistrée dans ce championnat selon Dressprod. Comment avez-vous vécu cette performance? 

À l’origine, notre objectif était avant tout de prendre part à ce Grand Prix Libre. Le jour de l’épreuve imposée individuelle, ma jument a réalisé une très belle reprise qui nous a amenés à la dixième place. Nous étions donc super contents. Le lendemain, l’objectif était de remonter deux places pour atteindre le Top huit, même si cela semblait délicat au vu de la concurrence. Finalement, nous avons réussi, et cela nous a procuré un grand sentiment de bonheur. 

Globalement, quel bilan tirez-vous de vos sixièmes championnats avec Bamona?

Ce sont ses meilleurs championnats. Les précédents nous ont servi afin d’engranger de l’expérience et de progresser dans notre approche pour mieux appréhender ce type de compétitions. Cela nous a permis d’arriver cette fois-ci en étant plus performants. Ce sont donc ses derniers, mais aussi ses meilleurs championnats. 

Comment définiriez-vous la relation que vous avez développée avec elle?

Nous nous connaissons par cœur. Après toutes ces années passées ensemble, elle me connaît parfaitement en tant que cavalier. Et elle n’a plus de secret pour nous non plus. 

Que vous a appris Bamona durant toutes vos années de partenariat? 

La persévérance. J’ai appris que malgré les difficultés que l’on peut rencontrer au quotidien, il fallait continuer à apprendre de ses erreurs. En compétition aussi, après chaque épreuve, il faut prendre le temps d’observer ce que l’on peut améliorer et le mettre en place dans la préparation des échéances suivantes. Il faut aussi de la patience et de la précision, mais je dirais que la qualité la plus importante que Bamona m’a apprise est vraiment la persévérance. Grâce à toutes les expériences que nous avons vécues ensemble, j’ai gagné en précision, renforcé mon mental et amélioré ma manière de présenter mes chevaux. 

Quel avenir envisagez-vous pour Bamona, qui a désormais vingt ans? 

Je pense qu’elle va maintenant prendre sa retraite. Nous n’allons pas totalement arrêter de la faire travailler, mais l’accompagner au mieux dans cette transition. Si on laisse un cheval de haut niveau au paddock sans activité, il ne vieillit pas forcément bien. L’objectif est donc de continuer à la faire travailler tranquillement pour la garder en forme. 

Officiellement, vous avez encore deux années de compétition devant vous chez les moins de vingt-cinq ans. Pensez-vous continuer à concourir dans cette catégorie?

Oui, mais plus avec Bamona. J’ai une jument de huit ans, Doriane de Malleret, qui devrait pouvoir prendre la relève. Elle réalise déjà tous les mouvements demandés chez les moins de vingt-cinq ans, donc l’objectif sera de l’engager dans cette catégorie la saison prochaine. Je pense qu’elle a le potentiel nécessaire pour se montrer très performante en Grand Prix, et nous la formons en ce sens depuis deux ans. Comme avec Bamona, nous avons noué une véritable relation de confiance, et je suis donc vraiment optimiste. Mon objectif avec elle est d’effectuer mes débuts chez les Seniors lorsque j’aurai dépassé les vingt-cinq ans, et j’ambitionne de prendre part aux grandes échéances internationales. 



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