Les trois candidats à la présidence de la FEI dévoilent leurs programmes
À moins de cinq mois de l’élection pour la présidence de la Fédération équestre internationale (FEI), les trois candidats en lice ont publié leurs programmes. Ces documents représentent leur vision pour l’avenir de l’instance mondiale et les priorités qu’ils souhaitent mettre en œuvre s’ils sont élus lors de l’Assemblée générale de la FEI, prévue le 5 décembre prochain, à Jiangyin, en Chine.
Le Canadien Mark Samuel, vice-président honoraire de la FEI et ancien vice-président de l’instance entre 2017 et 2024, place son programme sous le signe de la continuité et l’évolution. Il met notamment en avant une volonté de gouvernance transparente et inclusive, un dialogue renforcé avec les fédérations nationales, ainsi qu’une gestion financière prudente. Parmi ses priorités figurent également le bien-être équin, le développement des jeunes cavaliers, la solidarité entre régions et une réflexion sur les coûts croissants qui peuvent freiner le développement des athlètes et des compétitions.
Sabrina Ibáñez, secrétaire générale de la FEI depuis 2014, présente un programme axé sur le renforcement des initiatives existantes et l’accompagnement du développement des sports équestres à l’échelle mondiale. Elle met notamment en avant un dialogue accru avec les fédérations nationales, une gouvernance fondée sur la consultation et la science, ainsi que des priorités liées au bien-être équin, à l’intégrité sportive et au développement durable. Elle souhaite également renforcer les dispositifs de solidarité et créer de nouvelles opportunités de développement pour les fédérations et les athlètes.
De son côté, Jack Huang, actuel vice-président de la FEI et président du groupe régional VIII (Asie et Océanie), défend une vision axée sur la mondialisation du sport et la réduction des écarts entre fédérations. Son programme repose notamment sur le développement des nations émergentes, à travers un renforcement du programme FEI Solidarity, des échanges entre fédérations et de nouvelles opportunités pour les jeunes athlètes. Il souhaite également accélérer la modernisation numérique de l’instance et promouvoir un développement plus équitable du sport équestre à l’échelle mondiale.
Dans le cadre de la campagne, la FEI organisera le 15 septembre une rencontre virtuelle entre les candidats et les fédérations nationales. Chacun pourra y présenter son programme et répondre aux questions, avant le scrutin qui désignera le successeur d’Ingmar de Vos, qui quittera la présidence après douze années à la tête de la FEI.

