Martin Denisot : “Cette rentrée est de bon augure”

Voici la réaction de Martin Denisot, conseiller technique national en charge du concours complet, à l’issue de la première étape du Grand National FFE/AC Print, qui s’est achevée dimanche à Saumur, dans le Maine-et-Loire, et dont la Pro Élite, épreuve phare, n’a réuni “que” quinze couples: “Concernant le nombre de partants, la principale raison que nous décelons est que nous avons inscrit au programme de cette épreuve le test de dressage prévu aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, qui s’avère technique et comporte un certain degré de difficultés. Dans un contexte de rentrée en compétition, plusieurs couples, habitués à ce niveau, ont préféré opter pour la Pro 1, qui a compté trente-huit engagés… soit treize de plus qu’en 2025. La tendance s’est un peu inversée entre la Pro Élite et la Pro 1. D’ailleurs, des cavaliers bien classés en Pro 1 nous ont expliqué ne pas se sentir prêts à présenter la reprise de dressage de la Pro Élite. Ce mouvement nous incite donc à réfléchir pour savoir si la prochaine étape, prévue à Pompadour (du 2 au 6 avril, ndlr), se déroulera sur ce même texte de dressage. En revanche, Il est certain qu’au Lion-d’Angers (du 14 au 17 mai, ndlr), la reprise demandée comportera moins de difficultés. À Vittel, le Grand National prenant pour cadre un CCI 4*-S (du 11 au 14 juin, ndlr), ce sera la reprise associée à ce label, et au haras de Jardy (du 9 au 12 juillet, ndlr), après lequel sera annoncée la sélection pour Aix-la-Chapelle, nous reviendrons logiquement à la reprise des Mondiaux. Le fait que la reprise demandée à Saumur ait été un peu plus difficile a finalement poussé les couples à se mettre au niveau et au travail.

De fait, nous sommes plutôt contents des résultats du travail hivernal, très studieux. Nous avions très largement ouvert les stages en les proposant aux cavaliers ayant concouru au niveau 4* et/ou au Mondial du Lion l’an dernier. Soixante-six ont fait le déplacement, avec pas moins de trois-cent cinquante chevaux! Nous avons accueilli des cavaliers peu habitués à ces stages, y compris quelques profils un peu amateurs. L’idée est de créer une dynamique et de former de nouveaux couples. C’est d’autant plus important que beaucoup encadrent eux-mêmes d’autres couples dans leur région. C’est de bon augure pour la suite. Dès l’étape de Pompadour, nous devrions assister au retour de couples attendus qui n’étaient pas présents à Saumur. Et nous espérons que tout ce travail sera payant cette année, mais aussi par la suite.”




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