Près de cent cinquante chevaux rapatriés de Doha

Selon un communiqué publié hier par la Fédération royale belge des sports équestres, “tous les chevaux de haut niveau restés bloqués à Doha ont désormais pu rentrer en Europe en toute sécurité”. Au total, près de cent cinquante équidés ont été rapatriés via deux vols cargo à destination de l’aéroport de Liège, avant de poursuivre leur route vers leurs écuries respectives dans plusieurs pays européens. Les chevaux, qui se trouvaient au Qatar pour le CSI 5* d’ouverture du Longines Global Champions Tour (LGCT), n’ont pas pu rentrer immédiatement en Europe après l’annulation de la compétition. En raison de la situation tendue dans la région et de la fermeture temporaire de l’espace aérien, un groupe de cavaliers, de grooms et de chevaux est resté bloqué pendant plusieurs jours au complexe équestre Al Shaqab. Lorsque les autorités qatariennes ont de nouveau autorisé certains vols, une opération de rapatriement a été organisée en urgence. Les chevaux ont finalement été répartis en deux vols cargo au départ de Doha vers Liège. Le premier avion a ramené un premier groupe de chevaux dimanche, suivi d’un second hier.

L’entreprise belge European Horse Services (EHS), partenaire de la FRBSE, a joué un rôle important dans l’organisation de ce transport, contribuant à coordonner la logistique des vols ainsi que le transport des chevaux après leur arrivée en Europe. “L’opération a dû être organisée dans un délai particulièrement court. Alors que la préparation d’un vol cargo pour chevaux prend habituellement plusieurs jours, celui-ci a dû être mis en place en un temps record, avec en plus des défis liés aux formalités administratives, à la fermeture de l’espace aérien et à l’organisation sur place pendant le Ramadan. À leur arrivée à Liège Airport, les chevaux ont été déchargés, contrôlés et préparés pour leur transport vers leurs écuries respectives. La plupart a pu quitter l’aéroport le jour même pour rejoindre leur destination finale”, conclut la FRBSE.

Pour les cavaliers, propriétaires et équipes présents à Doha, qui eux ont souvent dû se rendre par la route à Riyad, en Arabie saoudite, afin de trouver des vols disponibles, le retour en Europe a surtout été synonyme de soulagement après plusieurs jours d’incertitude.