Martin Fuchs : “Je n’étais pas sûr de pouvoir battre Victor Bettendorf”

Voici la réaction du Suisse Martin Fuchs, lauréat du Grand Prix Audi du CSI 5*-W de Bordeaux aux rênes de Conner Jei cet après-midi :

“Ç’a été un super week-end entre la victoire de Simone (Pearce, sa compagne, ndlr) dans le Grand Prix de dressage jeudi et ma victoire cet après-midi dans le Grand Prix! Quelle épreuve, quel barrage, et quel cheval ce Conner Jei! Victor (Bettendorf, qui est resté en tête durant quasiment toute l’épreuve et a finalement terminé deuxième, ndlr) avait été extrêmement rapide, donc je n'étais pas sûr de pouvoir le battre. Du coup, j'ai décidé de tout essayer, et j'ai finalement réussi! Honnêtement, je n'aurais pas pu aller plus vite que ce que j'ai fait; j'ai beaucoup poussé dans les virages, pas seulement dans les lignes droites.

Hier, déjà, Conner Jei avait très bien sauté le Grand Prix de la Coupe du monde Longines (le duo avait quitté la piste avec une faute, ndlr), mais j'avais mal monté ma dernière ligne. J'étais arrivé trop près du dernier oxer et mon cheval n'aurait jamais pu le franchir sans faute, donc j'étais très énervé contre moi hier soir. Ce matin, je me suis dit que c'était à moi de jouer aujourd'hui puisque mon cheval était en forme. Quand je pense au nombre de Grands Prix que Conner Jei a gagnés, le nombre de barrages qu'il a courus à fond... C'est fou! Avec lui, il y a encore des moments où j'essaie de le comprendre mieux. Cet hiver, j'ai passé une semaine chez Jos Lansink (champion du monde en 2006 et sélectionneur de l'équipe néerlandaise, ndlr) pour voir un peu d'autres choses et apprendre de Jos. Il m'a beaucoup appris. Simone aussi, car elle a pas mal monté Conner Jei (rires). Même en début de semaine d'ailleurs, car j'ai eu un peu de mal avec Conner, qui était un peu difficile dans la bouche... Simone m'aide beaucoup.

J'adore les concours français. Je suis encore plus motivé quand je viens dans ce genre de concours, que ce soit à Lyon, La Baule, Dinard... J'aime bien la France!

J'aimerais aller aux championnats du monde avec Leone Jei. Il ressortira en concours en avril. Mon but avec lui sera le Grand Prix Rolex du CSIO 5* de La Baule (début juin, ndlr), où il disputera son premier vrai Grand Prix (depuis la blessure qui l'a contraint à une pause, ndlr). Ensuite, le plan serait a priori d’aller au CSIO 5* de Falsterbo puis à Aix-la-Chapelle. Je vais tout de même préparer en parallèle L&L Lorde, pour avoir un cheval de réserve et une deuxième option si jamais. Il a beaucoup de potentiel. Cet hiver, il a pu disputer les Grands Prix 5* de Genève et de Bâle (où il a terminé vingt-quatrième après avoir écopé d'une barre et quatrième après avoir bouclé un sans-faute et un barrage à quatre points, ndlr), qui sont de bons concours, et il ira également à Bois-le-Duc.

Jusqu’à hier, la finale de la Coupe du monde (qui se déroulera début avril aux États-Unis, à Fort Worth, au Texas, ndlr) n’était pas un objectif, entre autres parce que je pensais que l’indoor n’était pas le meilleur écrin pour Conner Jei. Mais comme je vais préserver Leone Jei et L&L Lorde pour les Mondiaux, je vais peut-être changer d’avis. Je ne sais pas encore à vrai dire.”




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