“Remporter le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle était mon rêve de gosse”, Richard Vogel
Voici la réaction de Richard Vogel, lauréat du Grand Prix 5* d’Aix-la-Chapelle avec United Touch S, ce qui lui permet de rester en lice pour le Grand Chelem Rolex :
“Je ne pleure pas souvent, rarement pour des raisons positives, mais aujourd’hui, c’est le cas ! Dans n’importe quel autre Grand Prix, j’aurais été rassuré de savoir que je finirais quoi qu’il en soit sur le podium en débutant le barrage, mais pas aujourd’hui. En rentrant en piste, je savais que j’étais en lice pour le Grand Chelem (après sa victoire dans l’étape de Bois-le-Duc, ndlr) et j’avais vraiment pour objectif de m’imposer dans cette épreuve. Remporter le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle était mon rêve de gosse, je ne voulais donc vraiment pas terminer deuxième ou troisième. Connaissant mes adversaires (Sophie Hinners et José Maria Larocca, ndlr), United Touch et moi avions une sacrée pression. J’ai donc décidé d’abattre toutes mes cartes, de ne pas tellement penser aux obstacles, mais plutôt au chronomètre, afin de m’assurer la victoire. Surtout, je voulais faire mieux qu’il y a deux ans (en 2024, pensant qu’il avait gagné, l’Allemand avait levé le poing à la réception de l’ultime vertical, qui était finalement tombé, le reléguant au troisième rang, ndlr). En somme, il y avait beaucoup de pression, car j’avais l’opportunité de marquer l’histoire de ce concours... ou pas !
Pour le parcours initial, j’ai établi un bon plan, que j’ai réussi à suivre, même si j’ai mis un peu de temps à reprendre mon cheval après la rivière. En dehors de cela, il a sauté de façon extraordinaire. Pour la deuxième manche, je suis arrivé en retard à la reconnaissance donc j’ai dû me presser. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour calculer les distances du barrage. D’ailleurs, en entrant en piste pour le barrage, j’ai vu un obstacle aux couleurs du Grand Chelem Rolex que je n’avais pas en tête lors de la reconnaissance. Je n’avais en tout cas pas prévu de le sauter ! (Rires) J’ai donc demandé s’il faisait partie du parcours, et quelqu’un sur la piste m’a rassuré en me disant que non. J’ai donc pu me concentrer à nouveau et suivre mon plan initial, qui a manifestement été le bon.
Pour être honnête, je ne pense pas du tout au Grand Chelem pour le moment (s’il remportait le Grand Prix de Calgary, en septembre, Richard Vogel deviendrait le deuxième cavalier de l’histoire à réussir cet exploit, après l’Écossais Scott Brash, ndlr). Je suis infiniment reconnaissant que Rolex organise ce que je considère comme les meilleurs concours, et soutienne ce Grand Chelem. Je suis extrêmement heureux et je compte profiter de cette victoire avant de me projeter. Il me faudra certainement quelques jours ou semaines pour en prendre la mesure, et une fois le moment venu, je me concentrerai sur l’objectif de Calgary.
Cette victoire n’est pas seulement la mienne, c’est aussi celle de toute une équipe. Tout mon entourage est ici, y compris le maréchal qui accompagne United Touch depuis des années, ou encore mes deux grooms de concours. Nous avions cet objectif au calendrier depuis longtemps, donc je suis ravi pour eux.
Comme beaucoup de mes collègues, je pense qu’Aix-la-Chapelle est le meilleur concours au monde. Chevaux et cavaliers sont accueillis dans les meilleures conditions possibles. Ce qui rend ce concours unique, ce sont les spectateurs, qui nous encouragent toujours et ont une grande compréhension du sport. Ils ont conscience qu’ils assistent à du très haut niveau, ce qui nous donne des ailes quand nous galopons sur le stade de la Soers. Sans une telle atmosphère, les chevaux ne seraient pas aussi galvanisés.
Je dois dire que compter sur un partenaire comme United Touch, qui est capable de franchir n’importe quel obstacle, m’aide à bien dormir. Si lui ne peut pas franchir un obstacle en particulier, alors aucun autre cheval ne le pourra.”

