“Après trente ans d’expansion, le temps est venu de me stabiliser un peu”, Mickaël Varliaud (1/4)
Dans quelques mois, le haras de Riverland célébrera ses trente ans. De la vente mémorable de Jalis, en septembre 2000 à Bois-le-Roi, aux prestations flamboyantes d’Arqana, qui aurait pu inviter ce bastion du Selle Français aux Jeux olympiques de Paris 2024, les eaux de la Charente et de la Vienne ont coulé sous les ponts et généreusement irrigué les herbages de l’élevage sis à Alloué, entre Angoulême, Limoges et Poitiers. À tous points de vue, Mickaël Varliaud est devenu un leader incontestable de la production française de chevaux de sport. Plus raisonnable que romantique, l’éleveur de quarante-six ans, professionnel parmi tant d’amateurs, assume une vision fondée sur une gestion rigoureuse, des prises de risque mesurées et la maîtrise de tous les aspects de son métier. Ayant quitté très tôt les bancs de l’école, le Charentais a su à la fois s’entourer de personnes compétentes et apprendre des autres, citant Joris de Brabander, le système VDL ou le haras de la Roque parmi ses sources d’inspiration. Après trois décennies de construction sans relâche, Mickaël Varliaud estime que son exploitation a atteint un palier sur lequel il entend la stabiliser tout en continuant à progresser qualitativement. En deux heures, cet hyperactif assumé a pris le temps de dresser une sorte de bilan, non sans évoquer quelques questions agitant la filière.

