Le haras de Bossy, l’élevage derrière les succès de la Tuilière (1/2)

Dans le monde du jumping international, l’écurie de haut niveau de la Tuilière, portée par le couple que forment Charlotte McAuley Mordasini et son époux, le cavalier irlandais Mark McAuley, n’est plus à présenter. Mais derrière les succès glanés sur les pistes de compétition se cache un ambitieux projet, mené par Rémy Richard et Nicola Mordasini, au pied des montagnes alpines: celui de faire naître et de constituer un réservoir de chevaux qualiteux en alliant génétique, sélection et passion familiale. Et pour parvenir à atteindre cet objectif, le couple s’est donné les moyens de ses ambitions. Le temps d’une matinée automnale, Nicola et Rémy ont ouvert les portes du haras de Bossy pour parler élevage et offrir un aperçu de leur travail et de leurs ambitions.



Bien que jeune structure dans le paysage français de l’élevage de chevaux de sport, le haras de Bossy est pourtant le résultat d’une passion commune de longue date qui unit ses deux fondateurs, Nicola Mordasini Lundin et Rémy Richard. “J’ai longtemps géré les écuries du Foron, situées à quelques kilomètres de notre propriété actuelle. J’étais donc souvent amené à passer devant, et j’avais eu un coup de cœur”, introduit Rémy. “L’idée d’acquérir cette ancienne ferme de lait à Reblochon a germé dans ma tête, et après deux années de démarches administratives, nous avons pu emménager en 2012.” Le hasard veut que la structure joux tant la nouvelle propriété de Rémy et Nicola soit un poney-club. “L’opportunité de le racheter à ses gérantes, qui se trouvaient être d’anciennes élèves, s’est présentée à nous, alors nous l’avons saisie en 2019.” Les chevaux du couple font donc leur arrivée à Scientrier en 2020, et la première génération de poulains voit le jour à Bossy en 2022. “Nos familles ont toujours fait naître des chevaux”, précise Nicola. “Mon grand-père était cavalier. Il a transmis sa passion à ma mère, Eva Lundin, qui, en plus de monter, a également débuté l’élevage dans les années 1980 dans un domaine acheté à Saint-Jeande-Tholome. J’avais douze ans”, se remémore-t-elle. “Ma mère s’est vite fait une petite réputation à force de se déplacer dans les concours d’élevage de la région. Par la suite, mes parents ont acheté La Tuilière, où ma sœur, Mona (Lundin Hamilton, ndlr) et moi avons monté durant une vingtaine d’années.”  ...

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