“S’agissant de ma première finale de Coupe du monde, je n’ai rien à perdre”, Marc Dilasser
Marc Dilasser s’apprête à vivre sa première finale Longines de la Coupe du monde, à compter de demain soir à Fort Worth aux États-Unis. Le plus breton des Ornais montera son expérimenté Arioto du Gèvres (SF, Diamant de Semilly x Qualisco III), qui a grandement contribué à sa qualification. Lauréat du Grand Prix Coupe du monde de Göteborg en 2023, le couple reste sur une septième place à Helsinki, début mars. Le cavalier de quarante-huit ans évoque ce grand rendez-vous texan et ses ambitions.
Dès le début de la saison hivernale, vous aviez annoncé votre volonté de vous qualifier pour votre première finale de Coupe du monde, et vous y êtes parvenu. Que cela représente-t-il pour vous?
Prendre part à cette finale est super chouette. Je n’avais jamais eu l’opportunité de vraiment courir ce circuit; j’avais évoqué mon souhait de me qualifier pour la finale dès l’été dernier avec notre chef d’équipe, Édouard Coupérie. Il m’a proposé de participer à la première étape à Oslo en me promettant de m’ouvrir la porte des étapes suivantes si je marquais des points dès le début (le couple avait terminé septième, ndlr). C’est toujours sympathique de réussir à atteindre les objectifs fixés. Je suis très heureux et fier de mon cheval, qui a réussi un très bel hiver. Il a montré qu’il est au point techniquement et très performant. Par ailleurs, Marie-Michèle Garbaccio et Jean-Marie?Bastin, qui ont fait naître Arioto, en sont toujours propriétaires. Ils élèvent des chevaux depuis de nombreuses années. Je leur tire mon chapeau et les remercie d’avoir conservé un cheval pour le sport de haut niveau, malgré toutes les incertitudes que cela comporte.
Quelle a été votre stratégie pour atteindre cet objectif?
Je me suis concentré là-dessus avec Arioto. La finale intervenant assez tardivement dans l’année et les CSI 5* sur herbe débutant juste après, j’ai souhaité conserver Make my Day, également propriété de la famille Bastin, pour la saison extérieure. Arioto le rejoindra plus tard pour les beaux concours. Depuis notre qualification, j’ai essayé de maintenir son pic de forme avec un concours toutes les quatre semaines. C’est un rythme qui lui correspond parfaitement. C’est un cheval avec beaucoup d’énergie et qui n’a pas besoin de beaucoup sauter. Avant la finale, il a pris part au Saut Hermès (au Grand Palais, le couple a notamment bouclé un bon tour à quatre points à 1,50m, ndlr).
Comment abordez-vous cette finale?
C’est un championnat qui se joue au cumul de trois épreuves, donc la régularité prime. Les deux premiers jours, ce sont les places qui comptent. Lors de la Chasse, il faudra essayer d’être le plus près possible de la tête. Arioto est un cheval naturellement rapide, ce qui est un atout pour nous. Je n’aurai pas besoin de le mettre dans le rouge pour tenter d’être dans les huit premiers. Dans une finale de la Coupe du monde, tout le monde donne le maximum et le niveau est toujours très relevé. Les cavaliers européens qui traversent l’Atlantique savent qu’ils ont une chance de performer.
Quant à moi, je ne ressens pas de stress, mais beaucoup de motivation. Je n’ai jamais couru de grand championnat mais j’ai pris part à de nombreuses Coupes des nations et Grands Prix prestigieux ces dix dernières années. Je sais à quoi m’attendre, je n’ai rien à perdre pour ma première participation. Je pars déterminé. Kevin Staut et moi nous connaissons depuis longtemps et sommes amis. Son soutien sera précieux.
Toutes les épreuves du CHI-WF de Fort Worth sont retransmises en direct sur ClipMyHorse.tv, où celles de la finale Longines de la Coupe du monde de jumping seront commentées en direct par Kamel Boudra et Fabienne Daigneux.

