“J’ai réalisé que si je n’arrivais pas à rester forte, j’allais finir par passer à côté de mon histoire avec Grand Duc”, Sara Brionne (1/3)

Sara Brionne avance sans masque. À vingt-quatre ans, la cavalière assume son franc-parler, sa quête de spiritualité, ses émotions à fleur de peau et une assurance qui lui valent parfois d’être mal comprise. La Sudiste d’origine et Normande d’adoption n’en a pas moins appris à composer avec le doute, la remise en question et un passé qui l’a forcée à grandir plus vite que d’autres. Depuis sa rencontre avec Grand Duc du Paradiso, charismatique et prodigieux étalon avec lequel elle galope méthodiquement vers l’élite, sa trajectoire a pris une dimension nouvelle. Arrivé dans sa vie voici quatre ans, telle “ une bouée de sauvetage”, dit-elle, le grand bai forme avec Sara Brionne un couple singulier, qui attire les regards. Certains les imagineraient volontiers participer aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, piste pour laquelle semble taillé le fils de Vagabond de la Pomme, mais la cavalière préfère écouter son instinct et suivre sa route sans se fixer d’objectif prématuré.



“Je travaille tellement à avoir confiance en moi… Je ne vois pas pourquoi il faudrait faire semblant devant les caméras ou les gens”, avance Sara Brionne, mi-sourire, mi-sourcils froncés. La cavalière de vingt-quatre ans s’interroge sur les quelques critiques qui lui sont revenues aux oreilles après l’entretien qu’elle a accordé fin 2025 à notre éminente consœur de Studforlife.com. “Je suis désolée que des gens aient mal interprété mes propos. Je suis loin de me sentir au-dessus des autres, mais je ne vois pas pourquoi je devrais dire que je suis nulle. Je ne suis pas du genre à travestir mes émotions, je ne fais pas semblant. D’ailleurs, l’inverse n’enverrait pas un bon signal à mon cerveau, et encore moins à mon cheval, qui pourrait évidemment le ressentir”, expose-telle, d’un ton calme mais affirmé. “Le fait est que j’ai la chance de monter un cheval aussi extraordinaire que Grand Duc, et que nous étions prêts, je le pense, pour disputer notre premier CSI 5* à Lyon. J’étais sûre de moi, mais j’étais surtout sûre de mon cheval.”...

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