La dernière étape de la Coupe du monde ne manquera pas d’enjeu dimanche à Helsinki
La phase qualificative de la Coupe du monde de saut d’obstacles s’achève dimanche à Helsinki. La capitale finlandaise accueille l’ultime étape de la Ligue d’Europe occidentale Longines. Si le plateau est d’un niveau assez disparate, comme lors de presque toutes les étapes, les enjeux ne manqueront pas, surtout pour les cavaliers visant une participation à la finale, qui se tiendra du 7 au 12 avril à Fort Worth, au Texas. Côté français, on suivra surtout Marc Dilasser, vingt-septième au classement général de la Ligue, auquel il manque encore quelques points.
Bien qu’absent de la treizième et dernière étape, qui se déroule ce week-end à Helsinki, Willem Greve a de très grandes chances d’hériter du titre honorifique de vainqueur de la Ligue d’Europe occidentale Longines de la Coupe du monde. Dimanche dernier à Göteborg, le cavalier néerlandais a remporté sa troisième étape de la saison, en selle sur Grandorado TN, après avoir triomphé à Stuttgart et La Corogne avec Pretty Woman van’t Paradijs. Ce faisant, l’homme de cheval a égalé la performance de Julien Épaillard, qui avait gagné les Grands Prix Coupe du monde de Lyon et Madrid en novembre 2022 avec Caracole de la Roque, puis celui d’Amsterdam en janvier 2023 avec Donatello d’Auge. Willem Greve comptant quatre-vingt-un points, à Helsinki, seul Johan-Sebastian Gulliksen, qui en a soixante-trois, pourrait le doubler sur le fil, mais il lui faudrait pour cela rien de moins que gagner, ce qui serait une première dans la carrière du Norvégien.
On connaît déjà bon nombre de qualifiés
Le règlement de la Coupe du monde attribue dix-huit tickets pour la finale aux cavaliers européens domiciliés dans la partie occidentales du continent. Cette année, elle se tiendra du 7 au 12 avril à Fort Worth, au Texas. Outre Willem Greve et Johan-Sebastian Gulliksen, sont qualifiés pour ce sommet printanier les Allemands Daniel Deusser et Richard Vogel, l’Autrichien Max Kühner, l’Irlandaise Jessica Burke, première femme à avoir gagné l’étape historique de Bordeaux, la Néerlandaise Kim Emmen, le Français Kevin Staut et le Suisse Alain Jufer. Deuxième au classement provisoire de la Ligue, Julien Épaillard est lui aussi qualifié, mais en tant que tenant du titre, donc en plus du quota de dix-huit. Quant au Brésilien Yuri Mansur et au Japonais Eiken Sato, ils sont eux aussi qualifiés, mais comme “extra”. Pour obtenir leur place en finale, les cavaliers non européens doivent avoir marqué autant de points que le dix-huitième qualifié européen. Autrement dit, au moins vingt et un pilotes de cette Ligue devraient être invités au Texas.
Des absents sur des strapontins et des présents aux dents longues
Virtuellement qualifiés, mais non engagés en Finlande, Simon Delestre, Pénélope Leprevost, le Suisse Martin Fuchs et le Belge Gilles Thomas, mais aussi l’Irlandais Cian O’Connor et le Britannique Ben Maher sont à la merci de cavaliers qui ont fait le voyage et qui pourraient les doubler au mérite de belles performances. Du reste, la plupart de ces pilotes n’ont pas vraiment fait de la finale un objectif. À l’inverse, l’envie de participer à cette compétition a sans doute motivé bien des candidats auxquels il manque quelques points à disputer cette dernière étape. Dimanche, la Norvégienne Oda Charlotte Lyngvær, le Suisse Steve Guerdat, les Allemands Philipp Schulze Topphoff et Patrick Stühlmeyer, les Belges Jordy van Massenhove et Grégory Wathelet, de même que Marc Dilasser auront donc leur destin entre les rênes. Vingt-septième avec vingt-cinq points, le Normand devra en marquer une dizaine de plus, donc terminer dans le top huit, ce dont il est capable, lui qui avait gagné l’étape finale de Göteborg il y a trois ans.
Un exploit sinon rien
D’autres candidats au rendez-vous de ce CSI 5*-W d’Helsinki auront encore plus fort à faire, compte tenu de leur plus faible nombre de points. Pour s’inviter en finale, les Suédois Malin Baryard-Johnsson et Marcus Westergren ainsi que l’Irlandais Denis Lynch devront se hisser sur le podium du Grand Prix dominical. Quant au Britannique Robert Whitaker, quatrième de cette Ligue l’an passé, et au Norvégien Geir Gulliksen, ils devront absolument gagner pour espérer s’inviter à la dernière minute à la table des grands. Les autres n’ont a priori aucune chance. On pense notamment à Julien Anquetin, fidèle à ce concours qu’il affectionne particulièrement, et qui ne compte que huit points.
Compte tenu du nombre de forfaits plus ou moins attendus, il y a fort à parier que la Fédération équestre internationale repêchera trois, quatre, voire cinq cavaliers classés au-delà de la vingt et unième place finale.
Les listes de départs et résultats du CSI 5*-W d’Helsinki
Le classement général de la Ligue d’Europe occidentale Longines de la Coupe du monde

