Les ulcères gastriques, des maux multifactoriels à décrypter

Si l’on a longtemps cru qu’ils se limitaient aux chevaux de course, les ulcères gastriques concernent en réalité une très large population équine. Chevaux de sport, de loisir ou d’élevage figurent aussi parmi les animaux les plus exposés à ces affections, dont la prévalence reste élevée et les mécanismes complexes. Pathologies multifactorielles par excellence, les ulcères gastriques traduisent un déséquilibre entre conditions de vie, pratiques sportives, alimentation et gestion quotidienne. Mieux les comprendre constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour affiner leur prévention et optimiser leur prise en charge.



Le cheval a un petit estomac comparé à sa masse; son volume, d’environ quinze litres, n’est d’ailleurs pas destiné à être utilisé dans sa totalité, mais plutôt aux deux tiers. De manière synthétisée, l’estomac équin est divisé en deux parties: celle dite squameuse, sur la moitié supérieure, qui ne résiste pas à l’acidité, et celle dite glandulaire sur la moitié inférieure, où l’acide chlorhydrique est produit. “Lorsque l’accès aux fourrages est libre, le pH de la partie squameuse de l’estomac varie entre 5 et 7, tandis que celui de la partie glandulaire se situe entre 2 et 3. Ces valeurs de pH varient non seulement d’une section à l’autre de l’estomac, mais aussi en fonction de l’heure et des rations”, développe Vincent Dekerpel, responsable commercial de la société néerlandaise Hartog, installée au nord d’Amsterdam, aux Pays-Bas, et notamment spécialisée en luzerne. Les habitudes alimentaires des chevaux ont évolué avec une alimentation riche en fibres et pauvre en amidon et en sucres, étalée sur vingt-quatre heures; les chevaux produisent dès lors de l’acide gastrique en permanence. Le fourrage, la salive et l’eau sont les régulateurs naturels de la dilution de cet acide gastrique. “En cas de diminution de l’apport en fourrage, le pH de la partie squameuse peut descendre à 4 ou moins. Dans ce cas, le risque d’ulcères gastriques dans la partie squameuse augmente; la partie glandulaire peut également être touchée. Le nom commun des ulcères gastriques est le syndrome de l’ulcère gastrique équin (EGUS). Lorsque l’ulcère est situé dans la zone squameuse de l’estomac, il peut être classé comme maladie squameuse gastrique équine (ESGD). Si l’ulcère se situe dans la région glandulaire (couverte en temps normal par un mucus protecteur, ndlr), il sera plutôt classé comme maladie glandulaire gastrique équine (EGGD).”

Prévenir les ulcères passent aussi par des contrôles vétérinaires réguliers.

Prévenir les ulcères passent aussi par des contrôles vétérinaires réguliers.

© Schutterstock



Les facteurs de risques connus

Les sensibilités gastriques équines représentent un problème de santé majeur, d’autant qu’elles sont multifactorielles. En réponse, les fabricants d’aliments oeuvrent sans relâche pour offrir toujours plus de solutions, adaptables à chacun.

Les sensibilités gastriques équines représentent un problème de santé majeur, d’autant qu’elles sont multifactorielles. En réponse, les fabricants d’aliments oeuvrent sans relâche pour offrir toujours plus de solutions, adaptables à chacun.

© Hartog

Les causes d’apparition des ulcères sont multiples : stress quotidien ou trop répété, longue période de jeûne, rations inadaptées, mais aussi maladies infectieuses, recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou encore, plus mécaniquement, pratique trop intense d’une discipline. Sans toutefois pouvoir en faire une généralité, il semblerait que les lésions situées en partie squameuse mettent généralement en cause l’alimentation et le quotidien sportif/environnemental du cheval, quand celles de la partie glandulaire trouveraient davantage leur origine dans les autres facteurs de risque. 

L’alimentation est souvent la première à être remise en cause lorsqu’il y a une suspicion de lésions gastriques, mais on pense moins souvent à l’eau. “Un défaut d’abreuvement peut tout à fait être la cause d’ulcérations de l’estomac. L’eau diminue l’acidité gastrique par un simple phénomène de dilution, et il a été démontré que l’en restreindre pendant quatre heures augmentait par deux le risque d’ulcères”, éclaire Natacha Duquesnoy-Frankinet, docteure vétérinaire et nutritionniste équin, directrice générale de la marque vétérinaire belge Horse Nutrition Project qui avance une large gamme de compléments alimentaires et d’aliments complets. Cause davantage connue, une ration trop riche en glucides est également un facteur de risque. “La fermentation gastrique des sucres entraîne des réactions importantes dans l’estomac du cheval. Une population conséquente de bactéries y dégrade l’amidon et les sucres simples, produisant des acides gras volatils (AGV). Malheureusement, la consommation élevée d’amidon fermentescible augmente par cinq la production de ces acides, provoquant ainsi une attaque rapide de la muqueuse non glandulaire de l’estomac. La fermentescibilité de l’amidon augmente d’autant plus avec les traitements technologiques appliqués à la céréale de base. Ainsi, le concassage et l’aplatissage modifient peu la fermentescibilité de l’amidon. Par contre, le floconnage et l’extrusion augmentent significativement la fermentescibilité de l’amidon”, poursuit Natacha Duquesnoy-Frankinet. 

Hors alimentation, le travail joue aussi un grand rôle dans l’apparition de lésions. Ainsi, une muserolle trop serrée ou la pratique (interdite) de l’hyperflexion empêchent le cheval d’avaler la salvatrice salive. Si l’on s’écarte de ces conditions de travail controversées vis-à-vis du bien-être animal, un cheval bien alimenté, bien logé et bien entraîné peut tout de même être sujet aux douleurs gastriques à partir du moment où sa discipline demande beaucoup d’efforts à vives allures. “L’exercice est, en effet, considéré comme un facteur de risque, mais généralement à un niveau d’intensité et de durée d’effort que l’on trouve uniquement chez les athlètes de haut niveau (course, endurance, concours complet, etc.)”, confirme Natacha Duquesnoy-Frankinet. De fait, à vives allures, les muscles abdominaux se contractent et génèrent des pressions intra-abdominales et intragastriques qui impliquent dès lors que la muqueuse squameuse, non protégée, soit davantage explosée au pH acide de la partie glandulaire. Aussi, pour ne pas surcharger le système digestif avant l’effort, il est relativement courant de baisser ou de couper l’affouragement quelques heures en amont de l’épreuve et de préparer, à la place, des pansements gastriques de prévention.



Le diagnostic : entre observation et exploration

La composition d’un aliment destiné à la santé digestive équine comportera toujours un maximum de fibres diversifiées.

La composition d’un aliment destiné à la santé digestive équine comportera toujours un maximum de fibres diversifiées.

© Lorène Faucompré

Réalisée sous contrôle vétérinaire, la gastroscopie permet de diagnostiquer la présence d’ulcères et leur degré de gravité. Sur un cheval sédaté, le vétérinaire introduit par voies nasales un tube long de trois mètres qui comprend plusieurs canaux: un premier pour la fibre optique qui est muni d’une petite caméra pour visualiser en direct et prendre des photos, un deuxième produisant une source lumineuse, un troisième permettant de réaliser une biopsie – extraction d’échantillons de tissus physiologiques – à l’aide de petites pinces, et un dernier qui envoie de l’air ou de l’eau s’il est nécessaire de clarifier la zone d’observation. 

Les ulcères sont divisés en quatre degrés de gravité, les fameux “scores d’ulcères”: du grade 0, lorsque la muqueuse gastrique est intacte, au stade 4, marqué par des ulcérations profondes, nombreuses et sanguinolentes. L’opération dure une vingtaine de minutes et est, à ce jour, le seul examen permettant de contrôler les ulcères de manière fiable, car les chevaux ne présentent pas tous les mêmes symptômes, quel que soit le degré de gravité. En effet, certains individus passent sous silence des ulcérations de grade 4, quand d’autres font état de douleurs très fortes pour un grade 1. Parmi les manifestations de douleurs gastriques, notons par exemple le bruxisme (grincements de dents), des signes de coliques, des réticences au travail, des défenses au sangla- ge, des diarrhées, une perte de poids, une agressivité ou encore une façon inhabituelle de manger la ration d’aliments concentrés. 

Le coût de la gastroscopie et la nécessité de mettre longuement le cheval à jeun peuvent freiner le propriétaire dans l’acceptation d’un tel examen. “Le jeûne cause beaucoup de dommages au système digestif équin. Auparavant, un jeûne de douze heures au minimum était systématiquement imposé pour une opération qui touchait ce dernier (chirurgie de coliques, gastroscopie, etc.), et l’eau était également restreinte deux à trois heures en amont. La tendance à ce jour est de réduire ce délai à deux ou trois heures, pour avoir suffisamment de visibilité sans pour autant aggraver la situation”, note la vétérinaire Natacha Duquesnoy-Frankinet. 

Peut-on espérer changer un jour le mode opératoire de dépistage des ulcères? Plusieurs chercheurs internationaux ont publié des études sur la détection d’ulcères via des tests salivaires qui analysent la présence de protéines associées aux ulcérations de l’estomac et/ou à son inflammation. “Ces résultats sont très intéressants, mais ils manquent encore de sensibilités et de spécificités pour être intégrés de manière fiable dans la pratique vétérinaire”, relève la directrice d’Horse Nutrition Project. “Ces résultats sont encourageants mais restent de l’ordre expérimental”, appuie le docteur Bertrand Franquet, fondateur de FB Nutrition. “Il n’y a pas encore de commercialisation de kit de détection à ma connaissance, et la communication sur ces recherches semble plutôt discrète. Néanmoins, tout ce qui fait avancer la santé du cheval, et notamment la connaissance de son système digestif – qui reste l’un des problèmes majeurs en médecine vétérinaire – est une bonne chose.”



Accompagner en opérant sur plusieurs plans

une seringue de complément alimentaire, de format portatif et facile à distribuer, permet d’agir rapidement, ce qui est toujours un plus dans le cas d’une sur-acidité qui attaque la muqueuse gastrique.

une seringue de complément alimentaire, de format portatif et facile à distribuer, permet d’agir rapidement, ce qui est toujours un plus dans le cas d’une sur-acidité qui attaque la muqueuse gastrique.

© PaskaCheval

Le traitement médicamenteux usuel pour soigner un ulcère équin consiste en l’administration par cure d’oméprazole, une molécule également utilisée en médecine humaine dans ce même cadre. Cette molécule fait partie des inhibiteurs de pompe à protons (IPP), qui diminuent la quantité d’acide produite par l’estomac et donc augmentent le pH gastrique, laissant ainsi le temps aux muqueuses de se régénérer. 

Avec l’accord de son vétérinaire, il est possible de changer, en parallèle, l’alimen- tation du cheval en lui offrant des compléments alimentaires ciblés. “Les compléments alimentaires dédiés aux problématiques d’ulcères s’utilisent généralement en cure d’un à deux mois, le temps d’accompagner la cicatrisation de la muqueuse. Pour les chevaux présentant une hyperacidité sans ulcération, il n’est toutefois pas rare qu’ils soient complémentés en continu”, remarque Natacha Duquesnoy-Frankinet. La composition de ces derniers repose souvent sur le principe d’un allégement instantané et momentané de la douleur, puis sur la durée. “En effet, avec Digestvit, produit que nous avons sorti en 2020, nous avons conçu la formule afin qu’elle apporte un soulagement immédiat par son apport en carbonate de calcium et bicarbonate de sodium, qui tamponnent l’acidité gastrique. L’ajout de fenugrec va également participer à la formation du gel protecteur qui tapisse la muqueuse gastrique; son goût appétant contribue à ce que le cheval mange facilement le produit, sans faire de tri. En incitant les chevaux à l’abreuvement, le bicarbonate de sodium permet aussi à ce que l’eau bue plus régulièrement dilue le pH stomacal. Concernant les solutions à moyen et long termes, nous avons misé sur les prébiotiques qui vont s’orienter vers la reconstruction de la flore digestive, souvent malmenée par les ulcères, et sur l’incorporation d’une molécule issue de la médecine humaine dont l’effet sur la prévention des ulcères et la guérison est prouvé. Nous recommandons une cure de Digestvit sur deux mois (ce qui correspond à un pot de 4kg selon la dose journalière recommandée par la marque, ndlr), au cours desquels il faut petit à petit diminuer les doses. Il est, enfin, bon de rappeler que la gestion des ulcères ne repose pas seulement sur l’alimentation, mais également sur un meilleur contrôle de l’environnement (stress mental, absence de liberté de mouvement, etc.).” 

“Nous pouvons nous appuyer sur deux biais importants pour préserver l’équidé de douleurs gastriques: une diversité à la fois de fibres de qualité et de bonnes bactéries intestinales”, seconde Vincent Dekerpel. “Généralement, le premier levier entraîne la formation d’une belle flore digestive, mais il est possible d’apporter également des bactéries en supplément via le fameux triptyque pré-pro-postbiotiques (les postbiotiques sont le résultat de la fermentation des prébiotiques par les probiotiques, ndlr). Cela a été notre axe lors de la création d’Hartog Digest, il y a sept ans. Les postbiotiques qui le composent fournissent la bonne combinaison de métabolites pour nourrir le microbiote, le maintenir équilibré et soutenir la santé intestinale. Du côté des fibres, l’ingrédient premier du Hartog Digest est la luzerne, en outre riche en protéines et en calcium, à l’effet tampon contre la sur-acidité de l’estomac démontré. La luzerne (qu’Hartog commercialise depuis les années 1950, ndlr) a eu un temps mauvaise presse, car on la disait trop piquante et donc blessante pour l’estomac équin… En réalité, cela dépend surtout de la mastication du cheval et du choix des fibres! Un poulain ou un cheval âgé n’ont pas une dentition complète et nécessitent, de fait, des fibres déstructurées (une opération possible à réaliser sur les brins de luzerne). Élaborer une ration se construit également en fonction de l’âge, de la race et de l’état de dentition du cheval. Depuis, la luzerne a retrouvé ses lettres de noblesse et les fabricants d’aliments pour chevaux prennent d’ailleurs un tournant à ce propos depuis cinq ans.”

Sans délaisser les fibres fourragères, certaines compositions vont également se tourner vers une combinaison de plantes et d’algues. “Cela fait une quinzaine d’années que nous avons créé Paskastomac (produit sous forme de poudre), et l’équilibre qu’il apporte convient à de nombreux chevaux”, précise Guillaume Durand, nutritionniste de formation et responsable de la marque de nutrition équine française PaskaCheval. “Paskastomac permet une triple action: il agit avec un pouvoir tampon au niveau de l’acidité gastrique, il crée un film protecteur et accompagne la régénérescence des tissus si ceux-ci ont été détériorés. Ainsi, les plantes stimulant la production salivaire (naturellement riches en bicarbonate) et le lithothamne (une algue brune) régulent l’acidité. La guimauve, l’aloe vera et la farine d’algues de schizochytrium (source naturelle d’oméga-3) apaisent les muqueuses gastriques et limitent les irritations, quand les acides aminés et les nucléotides favorisent la régénération cellulaire. Cette synergie d’actifs soigneusement sélectionnés peut être mise à profit en dis- tribution d’un mois ou en continu, si des lésions et/ou l’inflammation persistent. Paskastomac est d’ailleurs ouvert à tous les profils de chevaux, qu’ils soient de loisir ou athlètes (produit classé comme non dopant, ndlr). En 2021, nous avons proposé le complément Paskastomac Gel, qui s’administre à la seringue et peut convenir à tous, y compris aux très jeunes chevaux qui peuvent, eux aussi, être victimes de douleurs gastriques.” Si la seringue n’a pas vocation à être une formule “flash”, autrement dit une action quasi immédiate mais non durable, il est toutefois important de noter qu’elle peut être d’un grand soutien dans les situations ponctuelles de stress comme les transports, les rassemblements de chevaux, les compétitions sportives, etc. “En travaillant sur le format portatif et facile à distribuer, nous avons en effet pensé Paskastomac Gel pour qu’il soit prêt en toute situation, avant qu’un élément X ou Y, identifié comme facteur de risque, aggrave le phénomène de sur-acidité si délétère”, achève Guillaume Durand.



Affiner l'efficacité d'un produit

Des produits tout-en-un permettent d’apporter les apports nutritionnels primordiaux tout en accompagnant la préservation ou la consolidation de la muqueuse gastrique.

Des produits tout-en-un permettent d’apporter les apports nutritionnels primordiaux tout en accompagnant la préservation ou la consolidation de la muqueuse gastrique.

© Tromelin

En médecine, un traitement est dit efficace s’il est possible à mettre en place et qu’il correspond au quotidien du patient afin de pouvoir être répété sans faute et sans heurt. Si la nutrition n’est pas un médicament, les fabricants d’aliments complémentaires pour chevaux ont toutefois bien intégré cette philosophie en proposant des produits qui s’insèrent facilement dans une routine de soins, en particulier lorsqu’il s’agit de gérer une écurie de dix, vingt ou trente chevaux, qui présentent tous des profils différents. “Nos gammes Élevage et Sport ont déjà des taux plutôt bas d’amidon, car nous avons toujours fait attention à cela. Avec le développement de notre gamme Care, dont font partie le HB Gastri Cube LS et le HB Gastri Fibre LS (aliment ultra-fibreux sorti en septembre 2024 et qui possède les mêmes objectifs nutritionnels que le HB Gastri Cube LS, ndlr), nous continuons sur cette lancée avec un maximum de 10% d’amidon pour le HB Gastri Cube LS et de 5% pour le HB Gastri Fibre LS”, souligne Alexandra Klouytten, responsable développement de l’entreprise TROMELIN Nutrition, détentrice de la marque française Horse Breed, basée en Bretagne.

Présenté sous forme de granulés de 6mm – nécessitant donc une mastication plus longue –, HB Gastri Cube LS est particulièrement apprécié des gérants d’écuries pour son efficacité sur la bonne santé gastrique et sa facilité de distribution (y compris par l’achat de gros volumes de type big bag de 700kg ou carton box de 500kg). “Il n’est pas rare, en effet, de constater qu’une écurie complète bascule l’alimentation de ses chevaux vers le HB Gastri Cube LS, que ce soit une écurie de sport ou de course. Nous avons d’ailleurs fait tester l’efficacité de notre produit auprès d’une écurie de course de Trotteurs: après un mois seulement, 75% des chevaux du groupe supplémenté présentaient une nette amélioration des scores d’ulcères. Ce résultat est obtenu grâce à la composition du HB Gastri Cube LS qui, en plus d’augmenter la mastication, donc la salivation et son effet tampon, accompagne la stabilisation de la flore intestinale et, par conséquent, la bonne valorisation des fibres grâce à son ajout de pré et probiotiques. Nous avons, enfin, introduit des extraits végétaux qui contribuent à la protection de la muqueuse gastrique. Souvent, les utilisateurs de HB Gastri Cube LS l’intègrent dans leur ration en complément de fibres longues. Pour ceux qui sont davantage intéressés par une solution tout-en-un, HB Gastri Fibre LS est parfaitement adapté grâce à son ajout de fibres longues déstructurées, très souples et appétentes.” 

Les constantes recherches en nutrition équine permettent de concevoir des produits qui ciblent les besoins et la digestibilité en toute circonstance, quitte, parfois, à s’éloigner des normes classiques des compléments alimentaires. “Utiliser des poudres ou des liquides lors de la distribution d’un complément alimentaire est familier chez bien des équitants. C’est pratique, on peut facilement les doser, etc. L’idée d’une gamme de compléments exclusivement sous format liquide me tenait à coeur depuis un certain temps, non seulement pour la facilité de distribution, mais surtout pour la composition analytique et les additifs qu’elle permet”, conclut le docteur Bertrand Franquet, vétérinaire équin et fondateur de la marque FB Nutrition, nouvellement arrivée sur le marché. “L’idée fut de créer des aliments qui stagnent peu dans l’estomac et qui apportent, pour autant, leur plein potentiel nutritionnel.” En effet, l’ingestion d’une quantité excessive de glucides fermentescibles et non structuraux – comme l’est l’amidon – nécessite un temps de digestion important et donc une production conséquente d’acide chlorhydrique. Ce temps de digestion, associé à cette acidose, va provoquer l’apparition d’ulcères. “FB Nutrition table dès lors sur une digestibilité optimale, notamment en com- binant des acides aminés essentiels et non essentiels, des acides gras non pro-inflammatoires – huile de lin, huile de germes de maïs, huile d’algue, etc. – et un sucre à l’indice glycémique très faible, l’isomaltulose, qui donne de l’énergie sur du moyen/long terme. Son aspect légèrement pâteux convient très bien aux muqueuses sensibles de l’estomac. Ainsi, les différents produits de la gamme FB Nutrition – FB Sport, FB Loisirs, FB Racing, FB Builder – sont sans céréales ajoutées et correspondront aussi bien aux chevaux sensibles aux ulcères, sans pour autant faire une croix sur les indispensables sources d’énergies. Ces compléments sont à distribuer sur un à deux litres de fibres brins courts, en complément du fourrage et/ou du pâturage.”