“J’entends me préparer aux JO de Los Angeles dès maintenant”, Gireg Le Coz
Remplaçant aux Jeux olympiques de Paris 2024 avec Aisprit de la Loge, Gireg Le Coz a participé l’an passé aux championnats d’Europe de Blenheim aux rênes de Caramel d’Orchis et en a retiré beaucoup de plaisir. Cette saison, il ne vise pas de sélection aux Mondiaux d’Aix-la-Chapelle, mais entend tester ses chevaux de huit et neuf ans en CCI 4* dans l’optique de préparer les Jeux olympiques de Los Angeles. Ayant pris part à plusieurs stages fédéraux durant l’hiver, il explique l’intérêt que ceux-ci revêtent pour lui et évoque aussi le renouvellement de l’équipe d’encadrement fédéral qui a eu lieu l’an dernier.
L’été dernier, vous avez pris part en individuel aux championnats d’Europe de Blenheim avec Caramel d’Orchis. Cinq mois plus tard, quel bilan en dressez-vous?
Disputer ces championnats de dépasser un peu plus facilement ma non-participation aux Jeux Olympiques de Paris (pour lesquels il était premier remplaçant avec Aisprit de la Loge, ndlr) même si les enjeux n’étaient pas du tout les mêmes lors de ces Européens. Honnêtement, je m’y suis vraiment fait plaisir. J’ai passé une superbe semaine avec mon équipe et mon cheval. En plus, nous avons connu une réussite tout à fait honorable (le couple s’est classé vingt-neuvième, ndlr). Je suis rentré avec de très beaux souvenirs, d’autant que je suis un grand fan des concours anglais depuis toujours.
Sur quels chevaux compterez-vous en 2026?
Mes principaux compagnons de concours seront Que Cera, Milwaukee TCS et Inuit du Mane Roz. Ils seront épaulés par trois chevaux de sept ans auxquels je veux faire prendre de l’expérience au niveau 3*, car ils présentent le potentiel nécessaire, pour viser le Mondial du Lion en fin de saison, même si la concurrence pour une sélection est rude. J’ai la chance que tous ces chevaux soient sécurisés pour moi, au moins à moyen terme, grâce aux super propriétaires qui me soutiennent et partagent mes rêves.
Quels objectifs poursuivrez-vous cette saison?
Il s’agira principalement d’engranger de l’expérience en CCI 4*-L et CCI 4*-S avec mes chevaux de huit et neuf ans. Pour eux, cette année sera assez déterminante car nous leur avons donné du temps, et maintenant, ils doivent prouver de quoi ils sont capables. Clairement, je ne vise pas de sélection aux championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, mais les Jeux olympiques de Los Angeles, eux, constituent un objectif, et j’entends m’y préparer dès maintenant. Dans cette optique, j’aimerais emmener Milwaukee (âgée de neuf ans, ndlr) au CCIO 4*-L de Boekelo et voir Inuit (qui a huit ans, ndlr) au CCI 4*-S de Blenheim (considéré comme le championnat du monde non officiel des chevaux de huit et neuf ans, ndlr). J’estime énormément ce cheval, que je trouve très bon lors des trois phases de compétition. Il dispose d’une belle locomotion et saute idéalement les parcours de concours hippique comme les cross, mais comme il a beaucoup de sang, son énergie doit encore être canalisée. Au vu de la qualité de son galop, il semble avoir les capacités de prendre part à des CCI 5*-L par la suite. Quant à Milwaukee, elle montre beaucoup de force et il va également falloir que nous progressions dans la gestion de sa puissance. Ses qualités remarquables sur le plat et à l’obstacle pourraient faire d’elle une très bonne jument de championnats.
“Les dirigeants de la FFE ont visiblement à cœur de relancer le complet”
Quel regard portez-vous sur le travail réalisé cet hiver?
Pour l’instant, j’en suis très satisfait. J’ai été convié à plusieurs stages fédéraux à Saumur, ce qui nous permet de nous assurer que nous travaillons dans la bonne direction, même nous nous gardons de tout jugement définitif. Aussi, ces regroupements nous replongent progressivement dans l’ambiance de la compétition. Tous les chevaux que j’y ai montés ont répondu à mes attentes et même montré beaucoup d’enthousiasme. Je les engagerai tous lors de l’étape du Grand National de Saumur (du 4 au 8 mars, ndlr), dans différentes épreuves évidemment.
Un an après la prise de fonction de la nouvelle équipe d’encadrement fédéral, quelle est votre regard sur la période de transition qui a suivi son arrivée?
Elle s’est très bien passée, sans surprise au programme. Jean-Luc Force, notre sélectionneur et chef d’équipe, reste un peu dans la continuité de ce qui se pratiquait auparavant, mais en ajoutant sa petite touche personnelle. La communication est assez présente et nous nourrissons des échanges constructifs avec l’ensemble des intervenants.
Vous vous inquiétiez l’an passé du recul du nombre de pratiquants en concours complet. Est-ce toujours le cas?
Je ne dispose pas de chiffres permettant de savoir s’il y a eu une évolution sur ce point depuis l’année dernière. En revanche, les dirigeants de la Fédération française d’équitation (FFE) ont visiblement à cœur de relancer la discipline (des initiatives telles que la création d’un circuit Amateur Gold Tour ou la mise à disposition d’un parc fédéral d’obstacles de cross ont été prises, ndlr). Beaucoup d’échanges ont eu lieu pour identifier des axes de progression, donc il me semble que l’on peut parler d’une véritable prise de conscience.

