Scott Brash retrouve le sommet du classement mondial dix ans après
Vainqueur de cinq Grands Prix - dont trois de label 5* - en janvier après avoir déjà connu une saison 2025 de haute volée, Scott Brash a retrouvé le sommet du classement mondial Longines, qu’il avait occupé pour la dernière fois il y a un peu plus de dix ans. Précédemment en tête, Kent Farrington a reculé au deuxième rang, tandis que Ben Maher complète désormais le podium. Côté français, Julien Épaillard est désormais septième et Nina Mallevaey, toujours huitième.
Après une saison 2025 déjà exceptionnelle, qui l’a vu remporter six Grands Prix 5* - dont l’étape du Grand Chelem Rolex avec Hello Jefferson (ex-Jerenmias van het Hulstenhof) - et décrocher deux médailles d’argent aux championnats d’Europe de La Corogne en compagnie d’Hello Folie de Nantuel, Scott Brash a connu un mois de janvier tout bonnement extraordinaire. À Doha, il a remporté trois Grands Prix 5* - deux avec Jefferson et un avec Hello Chadora Lady PS - et deux Grands Prix 3* - aux côtés de Folie et de Hello Mango, née Keswichtime H.V. - entre le 10 et le 31 janvier, portant ainsi à 3.459 son nombre de points au classement mondial Longines des cavaliers. Grâce à ce total, le Britannique a repris la tête de la hiérarchie planétaire, dont l’édition de février a été publiée aujourd’hui même par la Fédération équestre internationale (FEI). Il avait déjà occupé le trône de numéro un mondial à plusieurs reprises, et notamment pendant seize mois répartis entre 2013 et 2015. Il s’était trouvé dans cette position pour la dernière fois en janvier 2016, soit il y a un peu plus de dix ans.
“Je suis incroyablement fier d’être de nouveau numéro un mondial”, a déclaré Scott Brash. “Cela reflète avant tout le travail de l’équipe extraordinaire qui m’entoure et qui œuvre sans relâche chaque jour pour prendre soin de nos chevaux avec amour et dévouement. Ce sont ces personnes qui veillent à ce que les chevaux soient aussi heureux et en bonne santé que possible, s’assurant que notre activité continue à aller de l’avant tout en nous permettant de faire notre travail. Atteindre cette position n’est pas le résultat de quelques performances récentes; c’est une chose que l’on construit calmement et patiemment durant plusieurs années. Avec les chevaux, le succès est lié au temps qu’on leur dédie et à la confiance que l’on établit avec eux en gardant toujours en tête qu’il s’agit d’un long processus. C’est pourquoi je me sens si privilégié de me retrouver dans cette position en pouvant compter sur des chevaux aussi remarquables, qui sont tous au sommet de leur forme. C’est également l’occasion de remercier mes propriétaires, qui me soutiennent depuis tant d'années avec confiance, ainsi que nos partenaires, dont le soutien rend tout cela possible. Mon objectif reste simple : veiller à ce que les chevaux soient en aussi bonne forme, en aussi bonne santé et aussi heureux que possible.”
Kent Farrington relégué pour quarante-quatre petits points
Incontestablement, Scott Brash a réussi des performances absolument remarquables ces derniers mois, mais son prédécesseur, Kent Farrington, ne compte que quarante-quatre petits points de retard sur l’Écossais. En fait, la relégation de l’Étasunien tient pour beaucoup à sa sixième place dans l’étape Longines de la Coupe du monde de Thermal, samedi dernier. En effet, il l’avait remportée l’année dernière, ce qui lui avait rapporté 135 points, contre 71,25 points pour une sixième place. Ceux-ci ne comptent d’ailleurs même pas dans total du Kid de Chicago, qui avait des performances antérieures plus intéressantes à faire valoir. Le Britannique Ben Maher, qui faisait équipe avec Scott Brash lorsque la Grande-Bretagne a été sacrée championne olympique en 2012 puis 2024, remonte ce mois-ci de la quatrième à la troisième place du classement, et le Belge Gilles Thomas, de la cinquième à la quatrième. Le champion olympique allemand Christian Kukuk perd deux places, pour pointer désormais au cinquième rang, tandis que son compatriote Richard Vogel reste sixième. Grâce à sa victoire dans l’étape Longines de la Coupe du monde d’Amsterdam avec Donatello d’Auge, Julien Épaillard a gagné trois positions et occupe désormais la septième, juste devant la seconde Française du Top dix, Nina Mallevaey. L’Irlandais Daniel Coyle intègre ce cercle fermé à la neuvième place, devançant désormais l’Étasunien McLain Ward, précédemment neuvième. Sa compatriote Laura Kraut, elle, troque son septième rang pour le douzième.
Côté français, Simon Delestre gagne deux positions, au bénéfice notamment de ses deuxièmes places dans les Grands Prix 5* de Leipzig et Hong Kong avec Gatsby du Tillard et Golden Boy DK. Il est désormais treizième. Kevin Staut conserve sa vingt-septième place, tandis qu’Antoine Ermann passe de la quarante et unième à la quarante-neuvième. Marc Dilasser, lui, remonte du soixante-douzième rang au soixante-huitième, tandis que Mégane Moissonnier effectue un bond de la cent vingt-deuxième position à la soixante-seizième, au mérite notamment de ses deuxièmes places en Grand Prix 5* décrochées à Doha les 10 et 31 janvier avec Crooner Tame. Grâce à sa victoire dans l’épreuve majeure du CSI 5* de Hong Kong, Roger-Yves Bost gagne huit places pour occuper la soixante-dix-neuvième. Jeanne Sadran, quatre-vingt-troisième, Julien Anquetin, quatre-vingt-sixième, Alexa Ferrer, quatre-vingt-douzième, et Olivier Perreau, quatre-vingt-seizième, complètent la liste des douze Français présents dans le Top cent.

