“Je n’ai pas laissé les Jeux de Paris me détruire”, Henrik von Eckermann (1/3)
“Dans un grand rendez-vous, on espère toujours que des choses inattendues se passent”, déplore-t-il, au hasard d’une question sur les championnats d’Europe de La Corogne, qui ont donné lieu à un nombre record de sans-faute, laissant les spectateurs sur leur faim. En matière d’imprévu, Henrik von Eckermann sait de quoi il parle: l’an passé, il en a lui-même fait les frais aux Jeux olympiques de Paris, où il a essuyé une terrible chute de son crackissime King Edward Ress en finale individuelle. Cette mésaventure versaillaise en mondovision, dont les images resteront gravées dans l’esprit de tous ceux qui y ont assisté, a sonné le glas d’un règne long de près de trois ans. Depuis, le Suédois de quarante-quatre ans a cédé son brassard de numéro un mondial à l’Étatsunien Kent Farrington, mais n’a rien perdu de sa soif de succès. Confortablement installé dans ses charmantes écuries de Kessel, entre Eindhoven et la frontière néerlando-allemande, où il vit avec son épouse Janika Sprunger et leur fils Noah, le multi-médaillé prend patiemment le temps de former ses futures recrues et de préparer le retour de son petit alezan. Il en parle, entre autres sujets, dans ce long entretien réalisé à domicile.

