“Je veux montrer comment la pratique équestre et le rapport avec le cheval peuvent réparer les traumatismes” Hélène Merlin

On en sort comme après un grand film, probablement parce qu’il en est un. On a besoin de quelques longues minutes pour s’en remettre, réfléchir et prendre la mesure du scénario et des images qui ont défilé devant soi pendant une heure et quarante-trois minutes. Cassandre, sorti en salles le 2 avril, est le premier long-métrage d’Hélène Merlin, réalisatrice et scénariste, qui a adapté quelques lignes de sa propre vie sur grand écran. Une adolescence vécue dans un climat familial toxique et marquée par les agressions incestueuses commises par son frère; des plaies que la pratique de l’équitation et, surtout, le rapport avec le cheval, personnage éminent du film, ont réussi à panser. Femme libre et féministe, qui revendique une équipe de tournage 70 % féminine, y compris aux postes principaux, l’ancienne cavalière aguerrie revient sur sa première grande œuvre en toute simplicité et témoigne, entre autres, du rôle qu’a joué le cheval dans sa reconstruction.