“Je suis un compétiteur dans l’âme”, Julien Anquetin
Ce jeudi soir, à Bâle, Julien Anquetin s’élancera dans la Chasse de sa toute première finale de la Coupe du monde Longines de saut d’obstacles avec Blood Diamond du Pont. Il portera le dossard numéro deux. Le cavalier explique comment il a vécu sa qualification et quelle préparation il a mise en œuvre en amont de cette échéance, dont il fait un grand objectif et où il souhaite être le plus performant possible.
Vous avez réalisé des performances régulières en Coupe du monde Longines cette saison, jusqu’à décrocher votre qualification pour la finale grâce à votre quatrième place décrochée à Bordeaux, devant le public français. Quel sentiment cela vous a-t-il procuré?
Cette qualification m’a satisfait, mais elle ne constituait qu’un objectif intermédiaire, mon réel but étant d’obtenir un bon résultat en final. Le sentiment est donc un peu le même que lorsque l’on réussit un sans-faute dans un Grand Prix: après cela, il y a un barrage, où le plus difficile reste à faire. En somme, je ne veux pas me réjouir trop vite, et je me suis vraiment concentré pour préparer au mieux cette finale.
Vous avez engagé pas moins de cinq chevaux différents sur le circuit cette saison, et avez finalement choisi de monter Blood Diamond du Pont à Bâle. Comment l’avez-vous préparé pour cette échéance?
De tous mes chevaux, Blood est le plus aguerri et expérimenté. Avant de rejoindre la Suisse, il a participé au CSI 5* de Bois-le-Duc (où il a concédé vingt points dans le Grand Prix, ndlr), et ensuite, je n’ai rien changé à sa routine. Il a très peu besoin de sauter à la maison. Cet hiver, il avait bénéficié d’une pause (de deux mois, ndlr) entre le CSI 5* de Riyad et celui d’Amsterdam, puis de nouveau d’un week-end sans compétition avant le CSI 5*-W de Bordeaux. Cela lui avait bien réussi. Cette fois, il a pu profiter de deux semaines de pause avant de venir à Bâle.
Quelles sont vos ambitions pour cette finale?
Être le plus performant possible! Je suis un compétiteur dans l’âme, donc je vais tout faire pour réaliser une bonne performance. J’ai mis en place une stratégie, que je pense être la meilleure possible.
Il s’agit de votre tout premier championnat, qui se déroule qui plus est à Bâle, en plein cœur de l’Europe. À quoi vous attendez-vous pour cette grande première?
J’appréhende cette finale comme n’importe quel concours international important. Je n’ai jamais concouru à Bâle, et même volontairement fait l’impasse sur l’étape de la Coupe du monde qui s’y est déroulée en début d’année. Je ne voulais pas disputer une finale avant la finale! Par ailleurs, le Grand Prix de ce concours est réputé pour être exigeant, et je souhaitais préserver Blood Diamond en l’engageant plutôt à Amsterdam, qui s’intégrait aussi mieux à mon calendrier. Cela dit, je sais à quoi m’attendre. La piste de Bâle est relativement petite, ce qui convient à mon cheval. Je ne vois donc que du positif dans la configuration de cette finale.
Avec Kevin Staut et Julien Épaillard, vous êtes accompagné de cavaliers expérimentés au sein de la délégation tricolore. Considérez-vous cela comme un atout?
Tout à fait. Ce sont des cavaliers dont je suis proche, et avec lesquels j’ai l’habitude d’échanger. Je vais pouvoir m’appuyer sur leur expérience, et j’espère qu’ils me partageront quelques conseils!